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Interview
du vice-président délégué de la F.F.H,
André HENNAERT |
S.D
: Le 18 novembre dernier, le Président de la République
Jacques Chirac vous remet les insignes de Commandeur de l’Ordre
National du Mérite. Est-ce le plus grand honneur que vous ayez
reçu à ce jour ?
A.H : Cette très belle décoration est le résultat
d’une succession d’événements heureux qui ont
jalonné ma carrière de sportif et de responsable. Ils m’ont
progressivement amené à la remise de cette décoration.
Le Président me l’a décernée à la demande
du Président de la Fédération Handisport. La démarche
de lui demander de me la remettre a été dictée en
mémoire de mes parents : j’imagine aisément la surprise,
le bonheur et la fierté qu’ils auraient ressentis ! C’est
certainement le plus grand honneur qui m’a été fait.
Cependant, sans les rechercher, j’ai toujours été
très touché par les distinctions et les décorations
qui m’ont été décernées.
S.D
:Quel est le parcours professionnel que vous avez au avant d’intégrer
la F.F.H ?
A.H : J’ai eu un parcours professionnel très limité
dans le temps puisque, appelé du contingent, j’ai été
blessé en 1960. A partir de 1962, en même temps que la pratique
sportive, j’ai consacré mon temps au bénévolat,
au désir de faire partager par d’autres personnes handicapées
les multiples bienfaits de l’activité physique et sportive.
Les responsabilités administratives se sont succédées
à tous les niveaux : associatif, régional et fédéral
… sans interruption.
S.D
: Vous êtes aussi Directeur Technique Fédéral de l’escrime
au sein de la fédération. Est-ce que vous avez toujours
concilié ces deux fonctions ?
A.H : Je ne suis pas Directeur Technique Fédéral,
mais Président de la Commission Fédérale d’Escrime.
Le Directeur Technique, « patron » de la discipline, est titulaire
du Brevet de maître d’armes et a toutes les compétences
techniques pour conduire la discipline dans les domaines de la formation
et de l’encadrement en compétition. Ma fonction, en raison
de mon expérience, est de le seconder au mieux pour contribuer
au développement de la discipline. Quant à concilier cette
fonction avec celle de Vice-président délégué…
c’est une question de temps à investir !
S.D
: Exercez-vous une autre profession ou celle de vice-président
vous occupe à plein temps ?
A.H : En dehors de ces deux responsabilités fédérales,
je suis aussi, toujours bénévolement, membre du Conseil
d’Administration de la Mutuelle des Sportifs et membre du Conseil
d’Administration de la Résidence Internationale de Paris.
Cette Résidence est née de la nécessité de
réaliser une structure permettant de loger en nombre des personnes
handicapées. C’est le fruit d’un important travail,
tout particulièrement de recherche de fonds. Depuis 10 ans, la
RIP reçoit de plus en plus de personnes handicapées en provenance
du monde entier, mais elle est ouverte à tous et fonctionne comme
un hôtel. Nous y avons également installé le siège
social de la Fédération.
S.D
: Quels sont les objectifs de la F.F.H ?
A.H : La Fédération a reçu Délégation
du Ministère des Sports pour promouvoir, organiser et développer
le sport pour handicapés physiques et visuels en France. Mission
importante et très large dès lors où 42 sports sont
proposés. Parmi ces sports, 17 sont Paralympiques : 14 d’été
et 3 d’hiver. Sa mission consiste aussi à favoriser la création
de clubs, de soutenir et d’accompagner les comités départementaux
et régionaux. L’objectif, en dehors de la compétition
et du haut niveau, où la France se situe parmi les toutes premières
nations sur les 123 présentes aux derniers Jeux de Sydney, est
de faire pratiquer le sport par le plus grand nombre possible de personnes
handicapées.
Une autre des missions fédérales est l’organisation
de compétitions européennes, mondiales et, comme ce fut
le cas à Tignes /Albertville, paralympiques. La Fédération
est elle-même organisatrice ou elle délègue cette
mission, avec son appui, à un club ou à un comité
départemental ou régional. Deux manifestations de ce niveau
sont généralement organisées en France chaque année.
Si l’investissement en hommes et en moyens est chaque fois une performance,
ces organisations permettent de limiter les charges importantes de déplacement
des équipes à l’étranger, de communiquer autour
de l’événement pour le développement du sport
et de démontrer les capacités de la France et de la Fédération
dans ce domaine.
A noter que nous sommes aussi la seule fédération française
qui participe, tous les deux ans, à des Jeux paralympiques (été
et hiver) avec l’importante préparation technique et logistique
qu’ils représentent.
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