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Interview
du vice-président délégué de la F.F.H,
André HENNAERT |
S.D
: Comment la F.F.H est-elle financée ?
A.H : Principalement par la subvention du Ministère des
Sports, celles des collectivités territoriales et, aussi, par le
partenariat économique. Si auparavant l’aide privée
était limitée et reposait sur le mécénat,
elle correspond maintenant à un échange, un contrat entre
les entreprises et la Fédération. Chaque partie y trouve
des motifs suffisamment intéressants pour que ces partenariats
soient signés pour les quatre années d’une paralympiade,
et généralement renouvelés. L’image de la Fédération
et la dynamique que représente le sportif handicapé sont
valorisantes pour les entreprises. De grandes sociétés s’intéressent
de plus en plus à Handisport qui fait partie d’une stratégie
de communication. En outre, des sportifs de haut niveau ajoutent leur
image individuelle à cette démarche au sein de certaines
entreprises.
Les moyens fédéraux et l’amélioration du statut
de sportif de haut niveau sont indispensables au développement
du sport pour handicapés. Le nombre de sports, le niveau technique
et des performances nécessitent une préparation, et une
participation aux compétitions toujours plus importantes. L’investissement
financier est donc en progression constante. Aujourd’hui, pour prétendre
à une sélection paralympique, un sportif est tenu de participer
au plus grand nombre d’épreuves internationales. Son classement
international déterminera son éventuelle sélection.
Cet investissement fédéral s’ajoute à celui
du développement du sport pour les jeunes et les grands handicapés.
Ce département fédéral a pour objectif la sensibilisation
et l’initiation aux activités physiques et sportives des
jeunes, tout particulièrement ceux qui se trouvent dans les établissements
spécialisés. Les Jeux Régionaux et Nationaux de l’Avenir
représentent un des moyens de sensibilisation et d’initiation
en direction des jeunes, parmi lesquels nous trouveront certains de nos
futurs grands sportifs.
S.D
: Pratiquer un sport apport une certaine confiance en soi ?
A.H : Oui, Je pense que nous n’insistons jamais assez sur
cet aspect extrêmement bénéfique. Au fil des années,
j’ai constaté combien de nombreux jeunes - et de moins jeunes
- se sont transformés de manière spectaculaire grâce
à la pratique du sport. Non seulement dans leurs rapports avec
les autres, mais vis à vis d’eux-mêmes, en prenant
conscience de leurs capacités, des limites qu’ils pouvaient
dépasser. Enfin, des conséquences que cette confiance en
soi engendre sur leur carrière professionnelle.
S.D
: La F.F.H est-elle composée majoritairement de bénévoles
ou de salariés ?
A.H : Aucune fédération ne peut fonctionner sans
bénévoles. Ils sont naturellement majoritaires. Tous les
membres des conseils d’administration, au niveau fédéral,
régional, départemental sont des bénévoles
élus. Et combien de responsables, techniciens, administratifs,
médecins, kinésithérapeutes, volontaires… participent
généreusement au fonctionnement du mouvement sportif. Le
nombre de salariés augmente au sein de la Fédération
Handisport dont le développement nécessitera toujours plus
de professionnels rémunérés, Les tâches à
réaliser sont multiples et les spécialisations de plus en
plus « pointues ». Nous comptons aussi des personnes détachées
ou mises à disposition, en provenance de différentes administrations.
Elles dépassent très souvent leur temps de mise à
disposition pour donner une large part … de bénévolat
!
S.D
: Combien y a-t-il de licenciés ?
A.H : Nous devrions atteindre les 15.000 licenciés à
la fin de la saison sportive 2002/2003. Ils sont répartis dans
578 clubs sur l’ensemble du territoire français. De plus
en plus de sections Handisport se créent au sein des clubs des
autres fédérations, ce qui représente un modèle
d’intégration réussie.
S.D
: La majeure partie est représentée par les sportifs de
loisir. Qu’en est-il des sportifs de haut niveau ?
A.H : La Fédération compte aujourd’hui, dans
les sports paralympiques, 178 athlètes figurant sur les listes
du haut niveau 2003. Ils sont tenus de répondre à certains
critères et doivent respecter une Charte. Cette reconnaissance
du haut niveau par le Ministère des Sports a été
une avancée importante pour nos sportifs. Ceci représente
pour ceux qui ont atteint ce statut, la possibilité d’aides
diverses qui contribuent au financement de leur préparation. Ces
sportifs se sont distingués parmi quelques 4300 compétiteurs
qui participent à de nombreuses rencontres dans des sports individuels
ou collectifs. Dans chaque sport de compétition, une commission
technique comprend un groupe d’athlètes susceptibles d’être
sélectionnés pour les compétitions internationales
officielles et, pour certains seulement, prétendre figurer sur
ces listes. Pour ce qui concerne les sports de loisir, ceux-ci sont très
largement pratiqués. Depuis quelques années, les activités
de pleine nature sont de plus en plus nombreuses et appréciées.
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