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Interview d'Anthony REDON, président de l’association Gliss4all

S.D :Quels sont les sports qu’elle propose ?
A.R :
Tous les sports de glisse, que ce soit sur neige, eau ou bitume. Nous n’organisons pas des sorties ni d’activités, nous essayons de regrouper les associations qui font déjà des choses et de mettre tout le monde ensemble afin que chacun puisse partager son expérience.

S.D : Pouvez-vous nous parler de Gliss’4all qui s’est déroulé au mois de mars ?
A.R :
Ce festival s’est déroulé sur deux jours, le week-end, à La Clusaz et à Annecy. Le samedi, nous étions à La Clusaz, nous avons fait des initiations neige jusqu’à ce que la neige devienne trop molle pour qu’on puisse continuer, donc on est passé au spectacle qui était en fait un boardercross, avec une personne valide et une personne handicapée par équipe. On les a fait descendre au chrono, c’était plus amical que compétitif. Ce qui était pris en compte au final, c’était le chrono de l’équipe et non celui du valide de la personne handicapée, gardant ainsi l’esprit de mixité que nous recherchons.

S.D : A-t-il été difficile de faire participer des sportifs de haut niveau ou ont-ils répondu présent immédiatement ?
A.R :
Quand on leur a présenté le projet, ils ont tous été assez emballés, mais malheureusement il y a eu des décalages dans les calendriers sportifs de certains et ils n’ont pas pu tous venir. Cela concernait surtout les snowboarders qui avaient les championnats du monde à la même date. C’était très sympa de la part de tous les sportifs et des athlètes handisport d’être venus assister à ce festival. J’ai beaucoup apprécié la présence d’Edgar Grospiron, qui est resté avec nous pendant les deux journées du festival.

S.D :Pensez-vous que leur présence a attiré plus de monde à ce festival ?
A.R :
Oui, je pense que leur présence a attiré du monde, même si nous ne savions pas au dernier moment, qui allait pouvoir venir. Les gens étaient contents de pouvoir parler sur place avec les athlètes. Mais, je ne suis pas sûr que leur présence explique que les gens se sont déplacés. Je pense qu’ils étaient contents de les découvrir sur place, mais que leur premier objectif était de découvrir le ski, le roller ou d’autres activités.

S.D : Le sport pour handicapés physiques reste très ignoré par les médias en France, même si l’on en parle de plus en plus. Est-ce pour cela que vous avez décidé de créer une association, de faire un site internet où vous parlez de votre handicap, … ?
A.R :
C’est un peu dans ce but que nous avons décidé de créer l’association, afin de faire la promotion d’athlètes qui méritent, comme les valides, d’être professionnels. Il y a des choses qui sont assez aberrantes concernant les sportifs handicapés physiques et les sportifs valides, notamment en ce qui concerne la rémunération d’une médaille d’or aux Jeux Olympiques. Il y a une différence flagrante et je pense que les médias peuvent aider à ce qu’elle n’existe plus.

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